Dossier: Notre empreinte écologique

NOTRE EMPREINTE ECOLOGIQUE
Illustration: Ben De Wever
Rédaction: Geneviève Vandenhoute, Sophie Muller, Patricia Stasse, Natacha Vanroye, Remi Simon, Frédérique Van Leuven, Geneviève Monin, Maxime Mathieu, Remy Peeters, Natacha Geenen, Leslie De Langhe, Muriel Biebuyck, Geneviève Monin, Sandrine Jaumotte
Photographie: Leslie De Langhe, Natacha Vanroye, Muriel Biebuyck, Remi Simon, Frédérique Van Leuven, Geneviève Monin, Remy Peeters, Guillaume Havet
Le climat, c’est souvent l’objet de conversations aujourd’hui. Le thème est très actuel, certainement par les nombreuses marches pour le climat. Toujours plus d’adultes et de jeunes s’engagent pour une planète plus verte. Moins de plastique, moins de gaspillage de l’eau, la culture biologique, des produits naturels,… Il y a beaucoup de façons pour diminuer l’empreinte écologique. Approches a parlé avec 9 collaborateurs sur leurs efforts pour l’environnement. Cela peut servir d’inspiration à tous!
Leslie De Langhe – Electricien au CP St-Bernard
- Produits réutilisables
- Compostage à l’aide de poules
Ma famille et moi essayons de tendre vers le zéro déchet. Même si nous en sommes encore loin, nous avons considérablement réduit la quantité de déchets que nous générons. Assez sensibles à l’écologie depuis toujours, mon épouse et moi souhaiterions laisser une planète moins polluée aux générations à venir! Nous essayons donc d’inculquer de bonnes habitudes à la maison pour que nos enfants suivent le même chemin.
Les courses
Nous faisons un maximum de courses en vrac au marché ou chez de petits artisans. Même si certaines grandes surfaces acceptent qu’on vienne avec nos propres contenants, nous aimons la relation amicale qu’on peut établir avec les petits commerçants et ils sont souvent plus sensibles à notre démarche : la boulangère met notre pain ou nos viennoiseries dans la boîte que nous lui amenons, le primeur livre nos fruits et légumes dans nos sacs en tissu, le boucher sert notre viande et notre charcuterie dans nos contenants et le crémier troque une bouteille en verre pleine de lait contre une vide qu’il remplira pour la semaine suivante. Pour les boissons, nous privilégions l’eau du robinet (que nous filtrons dans une carafe) et les bouteilles consignées du brasseur pour les softs, le vin et la bière. Nous utilisons des serviettes, mouchoirs et nappes en tissu et avons banni les couverts et assiettes en plastique à usage unique. Nous possédons un compost pour les déchets alimentaires et allons bientôt installer des poules dans notre jardin.
Les sacs de déchets
Ces habitudes sont bien ancrées dans notre routine et nous ont permis de passer d’un grand sac poubelle par semaine à un tous les 2 à 3 mois (pour notre famille de 4 personnes). Nous souhaiterions encore ajouter à nos habitudes un autre changement : la confection de yaourts et collations maison (tellement meilleurs au goût et pour la santé).
Au travail
Ces rituels ont été relativement simples à mettre en place chez nous, alors pourquoi pas au travail ? Arrêtons le plastique à usage unique (assiettes, tasses, gobelets) et les emballages superflus. Il n’y a pas de petit geste si on est nombreux à les faire ! Lancez-vous! C’est facile et contrairement à ce qu’on peut croire, ça ne prend pas plus de temps. Et c’est tellement plus agréable de papoter avec les maraîchers que de piétiner dans les supermarchés!
Natacha Vanroye – Secrétaire du Département des Soins au CP Saint-Bernard
- Produits pour les cheveux et cosmétiques naturels
- Des produits d’entretien naturels
- Une bouteille d’eau réutilisable
- Eteindre la lumière
- Des affiches de sensibilisation
Ça fait des années que j’utilise des produits naturels pour mes cheveux et que je confectionne des soins après-shampooings. Il y a quelques mois, j’ai décidé d’être plus sensible à la protection de la planète et de revoir ma consommation de produits cosmétiques et d’entretien. Je nettoie la maison au savon noir, j’utilise beaucoup le vinaigre pour détartrer et dégraisser, je fais ma lessive à base de savon de Marseille et de cristaux de soude, j’ai remplacé les crèmes corporelles, soins pour le visage et savons issus de la pétrochimie par du « home made ». Pour rien au monde, je ne reviendrais en arrière.
Faire du savon
Etant sur plusieurs groupes « au naturel » sur Facebook, j’ai découvert en novembre 2018 la méthode de la saponification à froid, qui consiste à mélanger des huiles et beurres végétaux avec de l’hydroxyde de sodium. Pas de panique ! Après 48h, la soude est totalement éliminée pour laisser la place à un savon solide. Afin d’éviter qu’il ne fonde trop rapidement, il est préconisé de laisser sécher le savon durant un minimum de quatre semaines. C’est ce qu’on appelle la cure. Chaque huile ayant des propriétés différentes au niveau de la saponification (douceur, dureté, solubilité, pouvoir lavant, moussant), j’aime tester différentes recettes en ajoutant des ingrédients qui nourrissent la peau (remplacement de l’eau par du lait de chèvre ou du yaourt, ajout de banane, de sucre, etc.). Il n’y a pas longtemps j’ai également réalisé un savon pour l’entretien ménager et il dégraisse tout (vaisselle, miroir, vitres, sol, robinetterie, etc.) ! Ayant déjà quelques fournées de savons à mon actif, j’écoule les stocks en les offrant à mon entourage. Cela me permet d’en refaire, de sensibiliser les personnes aux produits parfois nocifs qu’elles appliquent sur leur peau et de susciter leur intérêt au respect de l’environnement.
Des affiches de sensibilisation
Au boulot, j’apporte ma tasse et ma gourde, je n’utilise pas de gobelet ni de couvert en plastique, j’éteins les lumières quand elles ne sont pas nécessaires, je place des affiches de sensibilisation dans les endroits communs (toilettes, cuisines). Malheureusement, je pense que peu de personnes y prennent attention. Pour moi, chaque geste, aussi infime soit-il, compte. Bien sûr qu’un avion, un pétrolier, une usine, polluent beaucoup plus que le consommateur lambda mais, si tout le monde pouvait changer quelques habitudes qui polluent, ça serait déjà un grand pas en avant. Des petits gestes comme remplacer les bouteilles en plastique par des bouteilles réutilisables, apporter sa tasse en céramique, mettre son repas dans une boîte plutôt que d’utiliser de l’aluminium ou du plastique, éteindre la lumière quand on quitte une pièce sont déjà un grand pas vers l’écologie. Après, les changements se font progressivement. Je suis loin d’être dans le zéro déchet mais, quand c’est possible, j’essaie d’acheter en vrac et d’utiliser des sacs en coton pour les fruits et légumes. J’ai encore beaucoup de chemin à faire mais je suis motivée pour y parvenir.
Guillaume Havet, intervenant éducatif, Saint-Lambert
- A bicyclette
- Pas de gaspillage d’eau
- Produits cosmétiques naturels
- Des instruments de musique faits de déchets
- Plus d’isolation, moins de chauffage
A bicyclette !
Inspiré par deux de mes collègues qui le font régulièrement, j’effectue mes déplacements professionnels à vélo depuis février 2019 (Je triche un peu grâce à l’assistance électrique). En échange de 4 cycles de charge, je parcoure plus de 600 km sur le mois. De plus, afin de limiter les trajets, je profite de mes retours pour effectuer mes achats alimentaires que j’adapte au volume de mon sac à dos. Il est donc nécessaire de limiter le contenu de mes achats.
L’eau ? C’est fort !
Je veille à gaspiller le moins d’eau possible en plaçant, entres autres, une brique dans le réservoir d’eau du WC, en disposant un seau sous le cornet de douche, en attendant l’eau chaude, pour nettoyer et arroser les plantes, en versant l’eau de cuisson des PDT pour désherber la façade…
Bien-être et soins du corps
Je « réalise/cuisine » mes produits cosmétiques tels que la crème à raser à partir d’huile et beurre de coco, les masques gommant à partir du marc de café et bien d’autres. Cela est ludique et bien plus naturel que les produits de certains commerces pour les mêmes résultats. Internet peut s’avérer être un bon support pour débusquer les recettes (Attention ! Tout n’est pas bon à prendre).
Le malheur des uns fait le bonheur des autres
Au travers des activités ART de Rue (percussions urbaines), je privilégie l’utilisation d’instruments issus de matériaux récupérés et d’objets détournés (barils en plastiques, bouteilles de sodas, conserves, balles de tennis et instruments destinés à être jetés).
Home Sweet Home
Dans les travaux de rénovations de ma maison, je tends à optimiser l’isolation pour chacun des postes (châssis, toiture, murs…). Pour limiter la consommation de gaz, je n’hésite pas à régler le thermostat à un niveau raisonnable (max 18°C en hiver) et à porter un pull si nécessaire (pour ne pas dire le plaid).
Muriel Biebuyck, Ergothérapeute du C.O. Saint-Lambert
- Pas de grandes surfaces
- Moins de déchets
- Des snacks préparés par soi-même
- Chauffer avec biomasse
Pour ma part, tout a commencé au mois de février lors de l’opération … « Février sans supermarché » qui visait à privilégier les producteurs et les commerces de proximité et depuis, on continue… J’avoue que cela n’a pas été facile surtout pour les produits achetés en grandes quantités comme le lait, 18 litres par semaine … il y a eu plus de demandes chez les petits commerçants qui ont peu de place de stockage. On en a profité pour faire aussi du « Zéro déchets ». Dans notre village, nous avons un magasin à la ferme où l’on se fournit en fruits et légumes, que l’on emporte dans nos anciens sachets à pain. Nous y achetons aussi le fromage, les œufs, le beurre…. Nous allons aussi dans un magasin qui propose des produits en vrac pour les noix, les céréales, savons et shampoing sec. Le boucher accepte que l’on vienne aves nos contenants. En un mois, on a rempli juste un sac poubelle.
Fait maison
Pour les déchets ménagers, c’est simple, on a dans le fond du jardin chèvres, moutons et poules, quand les renards ne passent pas par-là … Je fais aussi moi-même des snacks pour les enfants : cookies, sablé, cake… beaucoup de déchets en moins ! La pâte à tartiner au chocolat est faite maison. J’attends avec impatience que les bonnes fraises belges arrivent en quantité, je me mettrai alors à la fabrication des confitures… En outre, mon mari vend et installe des chaudières et poêles à pellet. Donc nous chauffons uniquement par Biomasse : pellets et bois fourni par le voisin. L’idéal serait de diminuer les trajets en voiture, mais bon … les transports en commun sont loin d’être pratiques dans les petits villages.
Remi Simon, infirmier à l’Hôpital de Jour Le Kiosque (CNP St-Martin)
- Les légumes de saison
- Moins de viande
- Un jardin potager
Il n’est pas indispensable de changer entièrement le fonctionnement que l’on a mais chacun peut adapter l’une ou l’autre petite habitude. C’est parfois aussi plus écolo et économe de modifier certains fonctionnements : les légumes en vente directe à la ferme ont meilleur goût, sont souvent moins chers, font vivre le commerce local, nécessitent moins de transport, moins de pesticides,… D’où l’intérêt de manger des fruits et légumes de saison (ce qui permet en plus de découvrir de nouvelles saveurs !).
Végétarien
La réduction de la consommation de viande est tout aussi importante pour moi, la viande pollue ! 70% de la consommation venant des champs sert uniquement à l’alimentation du bétail. Si l’humanité était végétarienne il ne faudrait que 15% de ces 70% pour subvenir aux besoins alimentaires de tous. Le résultat serait qu’il ne faudrait que 55% des exploitations actuelles. Je ne suis pas végétarien mais j’ai réduit d’1/3 ma consommation de viande, ce n’est pas parfait, mais c’est déjà ça ! En plus, financièrement c’est mieux !
Un jardin potager
J’habite actuellement en appartement mais je vais bientôt déménager dans une maison; ma priorité est de faire un potager, avoir 4-5 poules, des groseilles/framboises/rhubarbe pour faire ma confiture pour l’année,… Voila encore une solution économique et écologique ! De manière générale, pour être écologique, il faut se contenter de moins et directement, cela devient économique !
Natacha Geenen, psychologue à Gomyé, CNP St-Martin
- Des produits écologiques qu’on a produits soi-même
- Le compostage avec des poules
Il y a environ 10 ans, dans le cadre d’un travail d’animation, j’ai eu l’occasion de participer à une formation « éco-conso ». Je me suis « entraînée » à la maison à pratiquer les différentes recettes… et depuis… je fabrique la lessive liquide, le détergent WC, la pierre d’argile, avec des produits de base écologiques (vinaigre, argile, savon de Marseille, bicarbonate de sodium…). Dentifrice et gel douche sont aussi « fait maison ». Grâce à l’achat direct aux producteurs et à l’ouverture d’un magasin « de vrac », à proximité de la maison, nous limitons les déchets causés par les emballages ! Pour les déchets végétaux, un compost et 2 poules font l’affaire et nous rendent en retour un engrais pour le potager et de bons œufs pour la cuisine.
Docteur Frédérique Van Leuven, Psychiatre à l’Equipe Mobile 2A, à l’Hôpital de Jour La Croisée et psychiatre référent de l’Espace Enfants
- Potager en permaculture
- Sensibiliser les autres
J’ai acheté une maison à Sivry lorsque nous avons mis en place les équipes mobiles qui allaient inclure le territoire de la botte du Hainaut. Je voulais m’y implanter et y développer mes réseaux. Et je me suis attachée à la région. J’avais le désir de cultiver la terre, d’avoir une petite forme d’autosuffisance au niveau alimentaire, de cultiver bio, d’arrêter d’acheter en grande surface.
Faire du troc
J’aime travailler la terre, être dehors, respirer, entendre les sons autour de moi, regarder, observer et être en contact avec le monde. Pour moi, cultiver la terre est aussi un moyen d’adopter une région. Investir la terre c’est créer des liens. Par exemple, je fais partie d’un groupe Facebook appelé « Troc légumes Sivry » qui permet de proposer les fruits et les légumes qu’on a en trop, de les échanger… Cela permet de faire des rencontres dans le village et ceux des alentours.
Actuellement, j’ai un potager de +/- 150 m² cultivé en permaculture, des pommiers et 2 ruches. Le rendement est bon : on a assez de légumes pour mon mari et moi, les enfants et les amis… Je fais aussi des « réserves » pour l’hiver (potages, conserves…). Il y a +/- 3 ans, j’avais des légumes en trop, je les ai apportés à l’Hôpital de Jour du CP St-Bernard, La Croisée. Les patients étaient ravis d’avoir des légumes frais et c’est ainsi qu’est née l’idée de faire un potager.
Investir les lieux
De fil en aiguille, je me suis rendu compte de la dimension thérapeutique de l’investissement du lieu et des liens, et la maison est devenue un espace d’expérimentations et de rencontres… J’y ai débuté un cycle de séminaires « Soigner les lieux pour soulager le monde » avec un invité chaque mois. Je pense que c’est important d’investir les lieux, de regarder autour de soi, d’être attentif à ce qui nous entoure (y compris nos lieux de travail) et de réfléchir à comment les embellir. Cet investissement permet aussi de s’attacher au lieu. Si on apprend à avoir cette attention au lieu dans lequel on se trouve, c’est quelque chose qu’on porte avec soi. Cela permet d’être attentif à de multiples petits détails et à penser partage… Par exemple, je suis en train de lire le manifeste de Fred Vargas « L’humanité en péril » et je serais heureuse de le prêter à qui le souhaite pour qu’il circule et nous donne des idées.
A ceux qui veulent se lancer, je conseillerais de commencer à sa taille, y aller progressivement et débuter avec quelque chose qu’on est certain d’assumer.
Docteur François-Xavier Polis, pédopsychiatre dans l’unité de soins L’Athanor au CNP St-Martin
- Rouler à bicyclette
- Des températures moins élevées dans la chambre
- Des vacances en camping-car
Très sensible à la protection de la planète, j’essaye à mon niveau à adopter quelques mesures écologiques. C’est ainsi que j’ai opté pour un habitat en zone urbaine, à proximité d’une gare ferroviaire et d’arrêts de bus et que j’emprunte un vélo électrique (la rue St-Hubert oblige !) pour mes déplacements depuis mon engagement au CNP St Martin, il y a 3 ans. Mon compteur affiche déjà 8000 km ! L’usage du vélo contribue aussi à alléger les routes tant sur le point de vue du trafic que de la pollution et également donne un caractère plus cool.
Des efforts pour toute la famille
A la maison, la chaleur est diffusée par un poêle mais nous préconisons des températures inférieures à 17° le jour dans les pièces. Nous avons également l’intention d’installer des panneaux solaires. Toute la famille mène des réflexions autour de la décroissance. La tendance est d’atteindre le 0 déchet ! Nous achetons les produits en vrac, confectionnons les produits d’entretien et d’hygiène corporelle. Nous avons un poulailler qui permet d’avoir des œufs frais et récolte les déchets de nourriture ainsi qu’une serre pour cultiver nos légumes.
Enfin, question vacances, nous avons choisi la solution camping-car toujours animés par cette volonté de limiter les ressources.
C.O. ST-LAMBERT
Le Green Deal vise à mobiliser les cantines et cuisines de collectivités de tous horizons, ainsi que les acteurs en lien avec ces cantines, afin d’augmenter l’aspect durable des repas proposés. Sous l’impulsion de Thierry Laloux, responsable de notre cuisine, le Centre Saint-Lambert s’inscrit dans la démarche. Cela veut dire que progressivement, durant 3 ans, de nouvelles pratiques en faveur de l’environnement, de la santé et de la transition écologique seront intégrées. Parmi 6 axes de travail proposés, 3 doivent être choisis. Thierry a opté pour la diminution du gaspillage alimentaire et des déchets, l’utilisation de produits locaux et de saison (fini de proposer des prunes provenant d’Afrique du sud…) et la favorisation des produits équitables.
Pour mener à bien ce projet, une sensibilisation sera faite au niveau de tout le personnel et des usagers. Plus d’infos sur : www.greendealcantines.be
Un bio-atelier
Prochainement on organisera au centre d’activités à Andenne un atelier pour fabriquer des produits d’entretien et cosmétiques BIO. Ce sont les usagers qui les fabriqueront et ils seront utilisés dans l’ensemble des maisons du Centre Saint-Lambert. Cette démarche éco-citoyenne, outre les aspects environnementaux et économiques, vise aussi à mettre en avant les capacités de certains usagers à fabriquer eux-mêmes des produits utilisés par toute la collectivité.
CNP ST-MARTIN
Maxime MATHIEU, infirmier à la MSP Les Entours
« Dans la MSP Les Entours du CNP St-Martin nous avons mis en place des petits gestes et des habitudes visant l’économie d’énergie et la récup »
- Une mini-ferme nous permet d’avoir des œufs grâce aux poules qui sont nourries en grande partie avec des restes de nourriture des chariots de la cuisine
- Les déchets organiques sont accumulés dans un compost pour en faire du terreau qui lui-même servira pour le petit potager en terrasse
- Notre consommation de gobelets en plastique a quasi été abandonnée au profit de verres
- L’usage du vélo comme moyen de transport est valorisé
- L’équipe s’efforce de rappeler aux résidents l’utilisation responsable des énergies (de nombreuses télévisions et radios restent bien souvent allumées en chambre)
- Des spécialistes du recyclage et réutilisation de matériaux et mobilier commencent à voir le jour parmi les membres du personnel… Ils pourront bientôt sensibiliser et encadrer les résidents lors d’ateliers de recyclage…
Remy Peeters, éducateur, CNP St-Martin
« Nous avons à St-Martin une mini-ferme. Dans cette mini-ferme, soutenue par les équipes soignantes et les résidents, de diverses initiatives ont été mises en place »
- L’installation d’une citerne et gouttière pour récolter les eaux de pluie à des fins d’entretiens généraux
- La récolte des œufs de poules
- Le nourrissage des animaux par une alimentation saine et particulièrement choisie
Sandrine JAUMOTTE, ergothérapeute, CNP St-Martin
- Faire des produits cosmétiques naturels dans notre Eco-atelier
- Des bouteilles et un service réutilisables
- Compostage
- Une action chaque mois
Au sein de la MSP Meriba, les résidents ont souhaité participer aux mouvements citoyens en faveur du climat en parallèle aux différentes marches estudiantines. L’éco-atelier vient de se créer dans cette dynamique. Celui-ci s’organise à raison de deux vendredis par mois. Nous y confectionnons des produits d’entretien, des gels douche. D’emblée, nous avons supprimé les gobelets, bouteilles et cuillères en plastique au profit des cruches d’eau du robinet, de verres et de couverts réutilisables. Nous allons bientôt mettre en place un compost pour diminuer les déchets à destination des poubelles. Une action à mener chaque mois est notre objectif ! Des gestes peut-être modestes mais nous apportons notre pierre à l’édifice et les résultats obtenus nous motivent encore plus dans nos actions. En deux mois, à Meriba, nous avons déjà économisé 12000 gobelets en plastique, 4000 cuillères en plastique et 420 bouteilles d’eau plate ! Grâce à notre magasin de seconde main La Trifouille, nous proposons des vêtements et ustensiles de cuisine d’occasion. Voilà une nouvelle vie qui leur est donnée !
Geneviève Monin, éducatrice à L’Athanor (CNP St-Martin)
« Dans le cadre des Marches pour le Climat, les jeunes de l’Athanor ont voulu participer à la manifestation du jeudi 31 janvier 2019 à Bruxelles. Geneviève Monin, éducatrice à L’Athanor : « Un bon moment pour s’engager dans la société en citoyens critiques, actifs et solidaires. Une expérience très positive pour tous ! »